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https://humboldt.unibe.ch/text/1856-The_Darien_Canal-2
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Titel [The Darien Canal]
Jahr 1857
Ort Paris
Nachweis
in: F[rederick] M. Kelley, „Projet d’un canal maritime sans écluses entre l’Océan Atlantique et l’Océan Pacifique par la voie des rivières Atrato et Truando“, in: Nouvelles annales des voyages, de la géographie et de l’histoire 6:9 [=153] (Januar–März 1857), S. 35–78, hier S. 75–78.
Sprache Französisch
Schriftart Antiqua
Identifikation
Textnummer Druckausgabe: VII.112
Dateiname: 1856-The_Darien_Canal-2
Statistiken
Seitenanzahl: 4
Zeichenanzahl: 5546

Weitere Fassungen
The Darien Canal (London, 1856, Englisch)
[The Darien Canal] (Paris, 1857, Französisch)
Letter of Baron von Humboldt to Mr. Frederick M. Kelley (London, 1857, Englisch)
[The Darien Canal] (Berlin, 1857, Deutsch)
[The Darien Canal] (New York City, New York, 1859, Englisch)
|75| On croit ne pouvoir mieux terminer ce travailque par la citation d’une lettre que M. Kelley areçue d’un homme illustre dont il suffit de prononcerle nom pour reconnaître tout le prix qui s’y rattachedu baron Alexandre de Humboldt. «C’est avec la plus vive satisfaction, monsieur,que j’ai pris connaissance pendant votre trop courtséjour à Berlin, des grands et solides travaux demesures et de nivellement que vous avez fait exé-cuter par un habile ingénieur, M. William Kennish,depuis le commencement de janvier 1855, dans lecours du grand Rio Atrato et de ses affluents del’ouest. Ce travail, et ceux que vous avez fait pré-céder et sur lesquels mon savant ami M. AlexandreBache, surintendant du Coast Survey des États-Unis,avait déjà fixé mon attention, sont d’autant plusdignes d’estime, que vous vous proposez de faireexaminer avec la même précision le passage du portde Cupica au Rio Naîpi (Napipi) et les points placésau-dessus de l’embouchure du Truando, pointsbien importants dans la solution du vaste problèmed’un canal océanique. »Le grand nombre de cartes et de profils à grandeséchelles, que vous possédez, fournissent tous les élé-ments nécessaires pour juger de la possibilité des |76| communications par les branches de l’Atrato, le RioTruando, et un canal qui conduirait à la mer duSud. C’est pour n’avoir pas fait un examen si com-plet du terrain montagneux compris entre le golfede San Miguel et la Caledonia-Bay que le projet deM. Lionel Gisborne, de 1852, n’a pas pu avoir d’exé-cution. L’ignorance des localités et le manque demesures hypsométriques ont eu pour suite la cou-rageuse mais triste expédition du lieutenant IsaacStrain. »Le grand but à atteindre est, selon moi, un canalqui réunisse les deux océans sans écluses et sans ga-leries souterraines (sans tunnels). Quand les planset les profils pourront être mis sous les yeux du pu-blic, une discussion libre et franche éclaircira lesavantages et les désavantages de chaque localité; etl’exécution de cet important ouvrage, qui intéresseles peuples civilisés des deux continents, sera con-fiée à des ingénieurs qui ont concouru avec succès àde semblables travaux. La Compagnie de jonctiontrouvera des actionnaires parmi ceux des gouverne-ments et des citoyens qui, cédant à de nobles im-pulsions, s’enorgueilliront de l’idée d’avoir contri-bué à une œuvre digne des progrès d’intelligence du xix e siècle. Cette opinion, je l’ai énoncée avec cha-leur il y a plus de cinquante ans; j’ai travaillé sanscesse à répandre les idées géographiques qui con-duisent à procurer les communications commerciales,soit par canaux (sans ou avec des écluses, tantôtsimples ou tantôt accomplies par gradins), soit par |77| les moyens des chemins de fer, réunissant des côtesou des rivières d’un cours opposé. »J’ai obtenu, du général Bolivar, le nivellementgéodésique exact de l’isthme de Panama. J’ai faitconnaître le premier, dans mon atlas mexicain, letracé des deux rivières de Guasacualco et de Chima-lapa, d’après des renseignements trouvés dans lesarchives de la vice-royauté du Mexique; j’ai indiquéla proximité du port, presque inconnu, de Cupica aux sources du Rio Naîpi, et des eaux de l’Atrato; demême, l’existence ignorée en Europe d’un canal detrès-petite navigation, creusé en 1788 sous la direc-tion d’un moine, curé de Novità, par les Indiens desa paroisse, pour réunir les eaux du Rio de la Ras-padura, affluent du Rio de Quilò (Quihdò), aux eauxdu Rio San Juan de Chirambirà. »J’ai pensé qu’il n’y a rien de plus dangereux pourl’agrandissement du commerce et la liberté des rap-ports internationaux, que de dégoûter de toute in-vestigation ultérieure, en déclarant d’une manièreabsolue et impérieuse, que tout espoir de canal océa-nique doit être abandonné aujourd’hui. J’ai décrittout exprès dans mon Essai politique de la Nouvelle-Espagne (comparer dans la 2e édition, t. I, pp. 202–248 avec t. II, pp. 95–145) les immenses travaux decoupure de montagne, de canal à ciel ouvert dansle désague de Huehuetoca exécutés par le gouverne-ment espagnol au commencement du xvii e siècle, etj’ai trop de foi dans la puissance des moyens qu’offrela civilisation actuelle, pour me décourager déjà. |78| »Je n’ignore pas que dans les importantes com-munications que je dois à M. le colonel Auguste Co-dazzi, et à l’affectueuse bienveillance du ministre del’intérieur, M. Pastor Ospina, à Bogota, le trajet de Cupica au Rio Naîpi offre une série d’élévations, etce sera un nouveau service que vous rendrez à lagéographie, Monsieur, en faisant niveler ce trajet.Un homme dont le nom est justement célèbre parmiles navigateurs, le capitaine Robert Fitz-Roy (R. N.),a dit dans son Memoir on the Isthmus of Central Ame-rica : «La comparaison de toutes les routes bien con-nues a démontré que la ligne de l’Atrato et de Cu-pica est la plus convenable pour un canal, et la routede Panama pour un chemin de fer ou route..... L’offi-cier qui a récemment exploré Cupica (le lieutenant Wood, de la marine royale) fait connaître, relative-ment à la terre située entre cette localité et le Naîpi,qu’il partit un matin de Cupica à huit heures, serendit à pied avec des guides indigènes au Naîpi, sebaigna dans cette rivière, et réjoignit son navire (laPandora) à midi. Le point le plus élevé peut êtreévalué selon lui à 300 ou 400 pieds (anglais).» ( Jour-nal of the Royal Geographical Society, vol. XX, 1851,Part II, p. 178.)

Agréez, etc. Alexandre de Humboldt.