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Alexander von Humboldt: „Sur le produit des mines d’or et d’argent du Nouveau Continent“, in: ders., Sämtliche Schriften digital, herausgegeben von Oliver Lubrich und Thomas Nehrlich, Universität Bern 2021. URL: <https://humboldt.unibe.ch/text/1811-Sur_le_produit-1-neu> [abgerufen am 05.02.2023].

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Titel Sur le produit des mines d’or et d’argent du Nouveau Continent
Jahr 1811
Ort Paris
Nachweis
in: Le moniteur universel 71 (12. März 1811), S. 81–82.
Entsprechungen in Buchwerken
Alexander von Humboldt, Essai politique sur le royaume de la Nouvelle-Espagne. Avec un atlas physique et géographique, fondé sur des observations astronomiques, des mesures trigonométriques et des nivellemens barométriques, 2 Bände, Paris: F. Schoell [1808–] 1811, Band 2, S. 631–637.
Sprache Französisch
Schriftart Antiqua
Identifikation
Textnummer Druckausgabe: III.10
Dateiname: 1811-Sur_le_produit-1-neu
Statistiken
Seitenanzahl: 2
Spaltenanzahl: 5
Zeichenanzahl: 15959

Weitere Fassungen
Sur le produit des mines d’or et d’argent du Nouveau Continent (Paris, 1811, Französisch)
[Sur le produit des mines d’or et d’argent du Nouveau Continent] (Augsburg, 1811, Deutsch)
[Sur le produit des mines d’or et d’argent du Nouveau Continent] (München, 1811, Deutsch)
[Sur le produit des mines d’or et d’argent du Nouveau Continent] (München, 1811, Deutsch)
[Sur le produit des mines d’or et d’argent du Nouveau Continent] (Wien, 1811, Deutsch)
|81| |Spaltenumbruch|

Sur le produit des mines d’or et d’argent duNouveau Continent, par A. de Humboldt (1)

Le tableau suivant présente le produit annueldes mines d’or et d’argent dont le quint a étépayé à la fin du 18e siécle.
NOMS des grandes divisions politiques. or fin, marcsdeCastillle argantfin, marcs deCastille. valeur de l’oret de l’argenten piastres.
Vice-royauté de laNouvlle-Espagne. 7,006 2,250,000 22,170,740
Vice ‒ royauté duPérou .......... 3,400 513,000 5,317,988
Capitania generaldu Chili........ 10,000 29,700 1,737,380
Vice ‒ royauté deBuenos-Ayres ... 2,200 414,000 4,212,404
Vice-royauté de laNouvlle-Grenade. 18,000 peu. 2,624,760
Total ..... 40,600 3,206,700 36,063,272
Dans ce tableau, l’or est évalué à 145 \( \frac{82}{100} \) piastres, l’argent à 9 \( \frac{4}{10} \) piastres, le marc deCastille. Il offre la quantité de métaux pré-cieux extraite des mines et enregistrée dansles trésoreries royales: il confirme l’assertiondu comte de Campomanes (2), qui, en 1775,évalua déjà l’importation de l’or et de l’argenten Espagne à trente millions de piastres; maisil n’indique que le minimum que l’on peutsupposer avoir été fourni par les colonies espa-gnoles. Examinons ce qu’il faut ajouter pour lesmétaux qui s’écoulent par contrebande. On a eujusqu’ici des idées très-exagérées sur la quantitéd’or et d’argent qui ne paie pas de quint: on l’aévaluée à la moitié ou au tiers du produit total,et on n’a pas réfléchi que le commerce fraudu-leux est d’une activité bien différente, selonles localités des diverses provinces. Je réuniraiici les renseignemens que j’ai pu prendre sur leslieux, soit au Mexique, soit à la Nouvelle-Gre-nade, soit au Pérou. La Nouvelle-Espagne n’a que deux ports parlesquels s’exportent ses productions. Le mauvaisétat des côtes y rend la contrebande bien plusdifficile que dans les provinces de Cumana, deCaracas et de Guatimala. La quantité d’argentnon enregistrée et embarquée à Vera-Cruz et àAcapulco, soit pour la Havane et la Jamaïque,soit pour les iles Philippines et pour Canton,ne s’éleve probablement pas au‒dessus de800,000 piastres; mais ce commerce frauduleuxaugmentera à mesure que la population des Etats-Unis s’approchera des rives du grand Rio delNorte, et à mesure que les côtes occidentales,celles de la Sonora et de la Guadalaxara, serontplus fréquemment visitées par des bâtimens an-glais ou anglo-américains. Quand le commercedu Mexique avec la Chine et le Japon sera délivrédes entraves du monopole odieux qui le gêne au-jourd’hui, une immense quantité d’argent s’écou-lera vers l’ouest, en Asie. Les métaux précieuxsont des marchandises qu’on transporte dans leslieux où leur prix est le plus élevé. Au Japon (3) qui abonde en or, ce métal est à l’argent comme8 ou 9 à 1. En Chine, on achete une once d’oravec 12 à 13 onces d’argent. Au Mexique, laproportion des deux métaux précieux est comme15 \( \frac{5}{8} \) à 1, d’où il résulte qu’il est bien plus pro-fitable de porter de l’argent que de l’or à Manille,à Canton et à Nagasacki. Je n’ai pas fait mentionplus haut de l’exportation des objets d’orfévrerie |Spaltenumbruch| (plata labrada), parce que, d’après les regis-tres de la Vera-Cruz, elle ne s’éleve pas au-delàde 20 à 30,000 marcs d’argent. Dans le royaume de la Nouvelle-Grenade,l’exportation frauduleuse de l’or du Choco abeaucoup augmenté depuis que la navigationdu Rio Atrato a été déclarée libre. De l’or enpoudre, et même en lingots, au lieu d’êtreporté par Cali ou Mompox, aux monnaies dePopayan et de Santa-Fé, prend directement laroute de Carthagène et de Porto-Belo, d’où ilreflue dans les colonies anglaises. Les bouchesde l’Atrato et du Rio Sinu, où j’ai été à l’ancreau mois d’avril 1801, servent d’entrepôts auxcontrebandiers. Les lois qui permettent de temsen tems l’introduction des nègres d’Afrique etdes farines de Philadelphie, par des vaisseauxétrangers, favorisent ce commerce frauduleux.D’après les renseignemens que j’ai pu prendrechez les personnes qui font le commerce del’or en poudre (rescatudores) à Carthagène desIndes, à Mompox, à Buga et à Popayan, ilparait qu’on peut évaluer la quantité d’or quiest fournie par le Choco, par Barbacoas, An-tioquia et Popayan, et que l’on soustrait auquint, à 2500 marcs. Au Pérou, l’exportation de l’argent qui nepaye pas de quint, se fait moins par les côtesde la mer du Sud, qui sont fréquentées parles pêcheurs de cachalots, qu’à l’est des Andes,par la riviere des Amazones. Cette immenseriviere réunit deux pays, où regne une grandedisproportion entre la valeur relative de l’oret de l’argent. Le Brésil est, pour l’argent duPérou, un marché presque aussi profitable quela Chine pour l’argent du Mexique. Un cin-quieme, peut-être même un quart de toutl’argent extrait des mines de Pasco (Yauricocha)et de Chota (Gualgayoc), est exporté en con-trebande par Lamas et Chachapoyas, en des-cendant la riviere des Amazones. Il y a des per-sonnes, à Lima, qui croient qu’en vivifiant lecommerce sur cette riviere, on rendrait plusgrande encore l’exportation frauduleuse de l’ar-gent. Ce préjugé a été très-pernicieux pour lesbelles provinces qui s’étendent sur la penteorientale des Cordillères, et qui sont fertiliséespar le Guallaga, l’Ucayale, le Puruz et le Beni.On oublie que l’état sauvage et la solitude deces contrées facilitent beaucoup les entreprisesdes contrebandiers. Nous évaluerons l’argentnon enregistré du Pérou, à 100,000 marcs. Au Chili, l’or qui paie le quint est à celuiqui se soustrait aux droits, d’après Ulloa, enraison de 3 à 2. Nous ne compterons qu’unquart du produit total. En évaluant l’exporta-tion frauduleuse de l’argent, dans le royaumede Buenos-Ayres, à un sixieme ou à 67,000marcs, et en ajoutant pour le produit total duBrésil, où l’on n’exploite encore que des minesd’alluvion, près de 30,000 marcs d’or, on pourraprésenter, dans le tableau suivant, le produittotal de toute l’Amérique, en or et en argent. Produit annuel des mines du nouveau Continent,au commencement du 19e siécle.
NOMS des grandes divisions politiques. or. argent. valeur de l’oret de l’argenten piastres.
MarcedeCastille. Kilogr. MarcsdeCastille. Kilogr.
Vice-royauté de laNouvlle-Espagne. 7,000 1,609 2,338,220 537,512 23,000,000
Vice ‒ royauté duPérou .......... 3,400 782 611,090 140,478 6,240,000
Capitania generaldu Chili ........ 12,212 2,807 29,700 6,827 2,060,000
Vice ‒ royauté deBuenos-Ayres... 2,200 506 481,830 110,764 4,850,000
Vice-royauté de laNouvlle-Grenade. 20,505 4,714 ........ ........ 2,990,000
Brésil ........... 29,900 6,873 ........ ........ 4,360,000
Total ..... 75,217 17,291 3,460,840 795,581 43,500,000

(1) Cette notice est tirée de l’Essai politique sur leroyaume de la Nouvelle Espagne, par A. de Humboldt.Les nombres sont conformes aux tableaux que renferme lapetite édition en 5 vol. in-8°, qui vient d’etre mise en ventechez F. Schœll, libraire, rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois, n° 29.Dans la grande édition en 2 vol in-4°, accompagnée d’unatlas en 20 feuilles in-fol. La feuille in-8° sera remplacée parun carton, à cause de quelques erreurs qui se sont glisséesdans la réduction des piastres; ce carton sera distribué avecla 7e livraison qui contiendra la fin de la 3e partie du Voyagede Humboldt et Bonpland. (2) Educacion popular, tom. II, pag. 331.(3) Voyage au Japon, de Thumberg (édit. de Langles),tome II, page 263.
|82| |Spaltenumbruch| Le produit total des mines du Nouveau-Mondes’éleve, par conséquent, aujourd’hui à 17,000kilogrammes en or, et 800,000 kilogrammes enargent, en comptant que le marc de Castille,d’après lequel on évalue le produit des minesdans les colonies espagnoles, est au marc deFrance (4) en raison de 541 à 576, et que le kilo-gramme pese 4 marcs 5 gros 35,15 grains, an-cien poids de France. L’étain que fournit l’Eu-rope entiere ne pese que trois fois autant quela masse d’argent que l’on extrait annuellementdes mines de l’Amérique. On voit aussi, par letableau précédent, que c’est à tort qu’on attri-bue au Brésil la majeure partie de l’or que lenouveau Continent envoie à l’ancien. Les co-lonies espagnoles fournissent près de 45,000marcs d’or, tandis qu’on n’en extrait que 30,000des terreins d’alluvion du Brésil. Si le gouver-nement de Santa-Fé de Bogota commence à s’oc-cuper serieusement de la population et de l’agri-culture du Choco, l’extraction de l’or, dans laNouvelle-Grenade, rivalisera en très-peu d’an-nées avec celle du Brésil. L’auteur de l’immortelouvrage sur la Richesse des Nations (5), n’évaluela quantité d’or et d’argent importée annuelle-ment à Cadix et à Lisbonne, qu’à 6 millionsde livres sterling, en comptant non-seulementce qui est enregistré, mais aussi ce que l’onpeut supposer passer en fraude. Cette évalua-tion est trop petite de deux cinquiemes. En réunissant les résultats que nous venonsd’obtenir pour le Nouveau-Monde, à ceux quisont le fruit des laborieuses recherches deM. Héron de Villefosse et de M. Georgi (6),on trouve les données suivantes: Produit annuel des mines d’or et d’argent onEurope, dans l’Asie septentrionale et enAmérique.
grandesdivisions politiques. or. valeur de l’oren francs. arcent. valeur de l’argent,en francs. valeur de l’oret de l’argent,en francs.
MarcsdeFrance. Kilogr. MarcsdeFrance. Kilogr.
Europe ..... 5,300 1,297 4,467,444 215,200 52,670 11,704,444 16,171,888
Asie boréale. 2,300 538 1,853,111 88,700 21,709 4,824,222 6,677,333
Amérique ... 70,647 17,291 59,557,889 3,250,547 795,581 176,795,778 236,353,667
Total. ... 78,147 19,126 65,878,444 3,554,447 869,960 193,324,444 259,202,888
Dans ce tableau, l’or est évalué à 3444 fr.44 cent., et l’argent à 222 fr. 22 cent. le kilo-gramme. Il indique la quantité de métaux pré-cieux qui entre annuellement dans la circulationparmi les nations civilisées de l’Europe. Il estimpossible d’évaluer la masse d’or et d’argentqui est maintenant en exploitation, sur toute lasurface du globe: nous ignorons absolument ceque produisent l’intérieur de l’Afrique, l’Asiecentrale, le Tunquin, la Chine et le Japon.Le commerce d’or en poudre qui se fait sur lescôtes orientales et occidentales de l’Afrique, etles notions que les anciens nous ont transmisessur des contrées avec lesquelles nous ne sommesplus en relation, peuvent faire supposer queles pays au sud du Niger sont très-riches enmétaux précieux. On peut faire la même sup- |Spaltenumbruch| position à l’égard de la haute chaîne de mon-tagnes qui se prolonge au nord-est du Paropa-misus, vers les frontieres de la Chine. La quan-tité de lingots d’or et d’argent que les Hollan-dais ont jadis exportés du Japon; prouve queles mines de Sado, de Sourouma, de Bingoet de Kinsima, ne cedent pas en richesse àplusieurs mines de l’Amérique. Sur 78,000 marcs d’or, et sur 3,550,000 marcsd’argent, poids de France, que l’on retireannuellement, depuis la fin du 18e siécle, detoutes les mines de l’Amérique, de l’Europeet de l’Asie boréale, l’Amérique seule fournit70,000 marcs d’or et 3,250,000 marcs d’argent,par conséquent \( \frac{90}{100} \) du produit total de l’or,et \( \frac{93}{100} \) du produit total de l’argent. L’abondancerelative des deux métaux differe par conséquenttrès-peu dans les deux Continens. La quantitéd’or retirée des mines d’Amérique est à cellede l’argent comme 1 à 46; en Europe, y com-pris la Russie asiatique, cette proportion estcomme 1 à 40. Ces résultats peuvent jeter quelque jour surle grand problême d’économie politique queM. Smith a examiné dans le onzieme chapitre dupremier livre de son ouvrage, où il traite descauses de la proportion variable entre la valeurdes métaux precieux (7). Cet auteur célebre sup-pose que, pour une once d’or, il y a un peuplus de 22 onces d’argent importé en Europe: sicette supposition était juste, l’ancien Continentne devrait recevoir du nouveau que 1,554,000marcs d’argent, au lieu de 3,250,000 qu’il recoiteffectivement. D’ailleurs, plus est grande l’a-bondance de l’or en raison de l’argent, et pluson doit être porté à admettre, avec M. Smith,que la proportion entre les valeurs respectivesdes deux métaux ne dépend pas uniquement dela quantité qui s’en trouve sur le marché. De-puis la découverte de l’Amérique jusqu’à nosjours, la valeur de l’argent a tellement baissédans les parties occidentales de l’Europe, quela proportion (8) de ce métal à l’or, qui, à lafin du quinzieme siécle, était de 1 à 11 ou 1 à12, est aujourd’hui comme 1 à 14 \( \frac{1}{2} \), et mêmecomme 1 à 15 \( \frac{5}{8} \). Ce changement n’aurait pas eulieu si l’accroissement de la masse respectivedes deux métaux avait été de tout tems aussiuniforme (9) qu’il l’est aujourd’hui. D’après lesrecherches dont je viens de rendre compte, iln’est pas exact d’avancer, comme on l’a faitsouvent, que les mines d’argent de l’Amériquesurpassent en fécondité celles de l’ancien Con-tinent, dans une proportion beaucoup plus forteque les mines d’or: Il est vrai que des 70,000marcs d’or qu’année moyenne fournit l’Améri-que, cinq sixiemes sont dus aux lavages éta-blis dans des terreins d’alluvion; mais ces la-vages sont d’une constance de produit surpre-nante, et tous ceux qui ont visité les coloniesespagnoles et portugaises savent que l’exporta-tion de l’or de l’Amérique doit augmenter con-sidérablement avec les progrès de la populationet de l’agriculture. Jusqu’à l’année 1545, où commença l’exploi-tation du Cerro de Potosi, l’Europe paraitavoir reçu du nouveau Continent beaucoup plusd’or que d’argent. Les cinq sixiemes du butinque Cortez fit à Ténochtitlan, les trésors réunisà Caxaruarca et au Cuzco, consistaient en or,et les mines d’argent de Porco, au Pérou, deTasco et de Tlapujahua, au Mexique, ne fu-rent que faiblement travaillées du tems deCortez et de Pizarro. C’est depuis l’année 1545,que l’Espagne a été inondée de l’argent duPérou. Cette accumulation produisit un effet d’autantplus grand, que la civilisation de l’Europe étaitalors plus concentrée, que les communicationsétaient plus fréquentes, et qu’une moindre partiedes métaux de l’Amérique refinait en Asie. Depuisle milieu du 16me siècle, la proportion entre l’oret l’argent changea rapidement, sur-tout dans lemidi de l’Europe. En Hollande elle était encore,en 1589, comme 1 à 11 \( \frac{3}{5} \); mais sous le regnede Louis XIII, en 1641, nous la trouvons déjàen France comme 1 à 13 \( \frac{1}{2} \); en Espagne comme1 à 14, et même au-delà. L’extraction de l’or aprodigieusement augmenté en Amérique depuisla fin du 17me siècle, et quoique les terreinsauriferes du Brésil aient été connus en partiedepuis 1577, l’exploitation des mines d’alluvionn’a pourtant commencé que depuis le regne duroi Pierre II. Du tems de Charles-Quint unequantité d’or de 40 ou 50,000 marcs aurait suffipour changer sensiblement la proportion entrel’or et l’argent en Europe. Au contraire, cetteinfluence ne s’est presque pas fait sentir au com-mencement du 18me siécle, où les relationscommerciales s’étaient beaucoup multipliées; |Spaltenumbruch| l’or du Brésil, réparti sur une vaste étenduede pays, n’a pu produire sur le prix de l’ar-gent l’effet qu’il aurait produit par une accu-mulation rapide sur un seul point du globe.

(4) Bonneville, Traité des Monnaies, 1806, p. 31.(5) T. II, p. 70. D’après Meggent (Post-Scriptum, duNégociant universel, 1756, p. 15), l’importation en Es-pagne et en Portugal était, de 1747 à 1753, année moyenne,de 5,746,000 liv. sterl.(6) Georgi, Georgr. phys. Beschreibung des RussischenReichs, 1797, Th. 6, p. 363. L’évaluation de M. Georgi estde l’année 1796. Le produit des mines de Koliwan a doublécelui des mines de Nortschinsk a diminué de plus d’un tiersdepuis 1784 jusqu’en 1794.(7) Richesse des Nations, t. II, p. 28.(8) Sous Philippe-le-Bel, un marc d’or avait cours pourdix marcs d’argent. En Hollande, la proportion fut, en1336, comme 10 et demi à 1. En France, elle était, en1388, comme 10 trois-quarts à 1. (Recherches sur le com-merce, Amsterdam, 1778, T. II, P. II, p. 142.)(9) De neuf dixiemes.