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Alexander von Humboldt: „[Sur le Guano]“, in: ders., Sämtliche Schriften digital, herausgegeben von Oliver Lubrich und Thomas Nehrlich, Universität Bern 2021. URL: <https://humboldt.unibe.ch/text/1805-xxx_Sur_le_Guano-1> [abgerufen am 31.01.2023].

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https://humboldt.unibe.ch/text/1805-xxx_Sur_le_Guano-1
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Titel [Sur le Guano]
Jahr 1805
Ort Paris
Nachweis
in: André Laugier, „Extrait du mémoire de MM. Fourcroy et Vauquelin sur le Guano, ou sur l’engrais naturel des îlots de la mer du Sud, près des côtes du Pérou“, in: Annales de chimie 56:3 (30 Frimaire an 14 [21. Dezember 1805]), S. 258–268, hier S. 258–260.
Sprache Französisch
Schriftart Antiqua
Identifikation
Textnummer Druckausgabe: II.38
Dateiname: 1805-xxx_Sur_le_Guano-1
Statistiken
Seitenanzahl: 3
Zeichenanzahl: 3137

Weitere Fassungen
[Sur le Guano] (Paris, 1805, Französisch)
[Sur le Guano] (Paris, 1806, Französisch)
Abhandlung über den Guano, oder den natürlichen Dünger der Südseeinseln nahe bey den Küsten von Peru. (Vorgelesen den 5. Frimaire 13.) von Fourcroy und Vauquelin. Uebersetzt von Dr. Meineke (Berlin, 1806, Deutsch)
[Sur le Guano] (Posen; Berlin, 1807, Deutsch)
|258|

EXTRAIT du mémoire de MM. Fourcroy et Vauquelin sur le Guano, ou surl’engrais naturel des îlots de la merdu Sud, près des côtes du Péroulu à l’Institut le 5 frimaire an 12 ; Par A. Laugier.


Parmi le grand nombre d’objets dignes del’attention des naturalistes, que le savant Humboldt a observés et recueillis pendant sonvoyage, le guano n’est pas un de ceux quioffrent le moins d’intérêt. En nous faisantconnoître cette matière singulière, l’une desprincipales ressources de l’agriculture dansles pays qu’il a visités, ce célèbre naturalistea fourni, aux illustres chimistes auteurs dece mémoire, l’occasion de confirmer une dé-couverte qu’ils avoient faite à l’époque de sonretour. La lecture de leur mémoire sur l’exis-tence de l’acide urique dans les excrémens desoiseaux, lui a fait naître l’idée que le guano |259| trouvé dans les îlots des côtes du Pérou, fré-quentés par un grand nombre d’oiseaux, pou-voit bien être de la même nature. Il n’appar-tenoit qu’à la chimie de décider jusqu’à quelpoint cette conjecture étoit fondée; messieurs Fourcroy et Vauquelin ont entrepris l’exa-men de cette matière, et ce sont les résultatsde leur travail, inséré parmi les mémoires del’Institut, que nous nous proposons de faireconnoître. Avant de donner le précis des expériencesfaites sur le guano pour en connoître la na-ture, il ne sera pas inutile de rapporter ceque M. Humboldt dit lui-même de cette sub-stance, dans une note qu’il a communiquéeaux auteurs de ce mémoire: «Le guano, dit M. Humboldt, se trouve»très-abondamment dans la mer du Sud,»aux îles de Chinche, près de Pisco; mais»il existe aussi sur les côtes et îlots plus»méridionaux, à Ilo, Iza et Arica. Les»habitans de Chancay, qui font le commerce»du guano, vont et viennent des îles deChinche en vingt jours. Chaque bateau en»charge 1,500 à 2,000 pieds cubes. Une»vanega vaut à Chancay 14 livres; à Arica, »15 livres tournois. »Il forme des couches de 50 à 60 pieds |260| »d’épaisseur, que l’on travaille comme les»mines de fer ochracé. Ces mêmes îlots»sont habités d’une multitude d’oiseaux,»surtout d’ardea, de phénicopterus, qui y»couchent la nuit; mais leurs excrémens»n’ont pu former, depuis trois siècles, que»des couches de 4 à 5 lignes d’épaisseur.»Le guano seroit-il un produit des boule-»versemens du globe, comme les charbons»de terre et les bois fossilles? La fertilité»des côtes stériles du Pérou est fondée sur»le guano, qui est un grand objet de com-»merce. Une cinquantaine de petits bâti-»mens qu’on nomme guaneros, vont sans»cesse chercher cet engrais, et le porter sur»les côtes; on le sent à un quart de lieue de»distance. Les matelots, accoutumés à cette»odeur d’ammoniaque, n’en souffrent pas;»nous éternuïons sans cesse en nous en ap-»prochant. C’est le maïs surtout, pour le-»quel le guano est un excellent engrais. Les»Indiens ont enseigné cette méthode aux»Espagnols. Si l’on jette trop de guano sur»le maïs, la racine en est brûlée et détruite.»Le guano est trop acidifiable; et voilà un»engrais d’hydrure d’azote, quand les au-»tres engrais sont plutôt des hydrures de»carbone.»