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Alexander von Humboldt: „[Lettre de Bordeaux]“, in: ders., Sämtliche Schriften digital, herausgegeben von Oliver Lubrich und Thomas Nehrlich, Universität Bern 2021. URL: <https://humboldt.unibe.ch/text/1804-xxx_Lettre_de_Bordeaux-1> [abgerufen am 31.01.2023].

URL und Versionierung
Permalink:
https://humboldt.unibe.ch/text/1804-xxx_Lettre_de_Bordeaux-1
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Titel [Lettre de Bordeaux]
Jahr 1804
Ort Paris
Nachweis
in: Gazette Nationale ou le Moniteur Universel 332 (2 Fructidor an 12, 20. August 1804), S. [1463].
Sprache Französisch
Schriftart Antiqua
Identifikation
Textnummer Druckausgabe: II.29
Dateiname: 1804-xxx_Lettre_de_Bordeaux-1
Statistiken
Seitenanzahl: 1
Spaltenanzahl: 3
Zeichenanzahl: 1888

Weitere Fassungen
[Lettre de Bordeaux] (Paris, 1804, Französisch)
[Lettre de Bordeaux] (Gent, 1804, Französisch)
[Lettre de Bordeaux] (Stuttgart, 1804, Deutsch)
[Lettre de Bordeaux] (München, 1804, Deutsch)
[Lettre de Bordeaux] (Hamburg, 1804, Deutsch)
[Lettre de Bordeaux] (Halle; Leipzig, 1804, Deutsch)
|1463| |Spaltenumbruch| |Spaltenumbruch| Bordeaux, le 25 thermidor. Le célebre voyageur M. de Humboldt a faitinsérer dans un journal de cette ville la lettre sui-vante, au sujet d’un article de Baltimore, sur sonexpédition aux Cordillieres et sur sa personne;article qui a eté répété par la plupart des journauxfrançais: «L’auteur de la lettre de Baltimore parle de mestravaux d’une manière trop avantageuse pour nepas l’accuser d’un peu de partialité pour ma per-sonne. Quant aux faits, je dois y relever uneerreur qui pourrait se répandre dans d’autresgazettes. Je ne suis pas parvenu à la cime duChimboraza; mais favorisé par des circonstancesheureuses, nous montâmes jusqu’à 3031 toises dehauteur, donc à-peu-près 3000 pieds plus hautque jamais on a porté des instrumens dans lesmontagnes. Ce fait avait déjà été publié dans unedes lettres que j’ai adressées à l’Institut national deFrance. L’article de Baltimore dit aussi que j’étaisvenu aux tropiques, renonçant à l’aisance que meprocurait ma propre fortune, comme aux faveursdont le gouvernement espagnol m’honorait parti-culiérement. Cette phrase mene à des idées inexactes.Il est connu que je ne suis venu à Madrid l’an 1799que pour y solliciter la permission de la cour pourfaire, à mes propres frais, des recherches dansles vastes colonies soumises à l’Espagne. Cettepermission m’a été accordée avec cette libéralitéd’idées qui caractérise notre siécle, et à laquelle ondoit le progrès rapide des connaissances humaines.S. M. catholique, intéressée au succès de monexpédition, a daigné m’honorer de la protectionla plus magnanime, et c’est en profitant de cettefaveur, qu’elle m’a continué pendant cinq annéesde courses dans l’Amérique espagnole, que j’aipu faire des observations dont quelques-unes peut-être seront dignes de fixer l’attention des physi-ciens.»

Agréez, monsieur, etc. Humboldt.

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